Biodiversité,  Légumes

Les 5 raisons pour lesquelles j’ai décidé de viser l’autosuffisance alimentaire

J’ai décidé de changer mon mode de consommation. De partir à la montagne. De vivre mieux. Certains diront à contre-courant. Les uns comprendront, les autres non. En tout cas, j’ai fait ce choix de viser l’autosuffisance alimentaire. Peut-être que vous êtes dans le même état d’esprit que moi. Vous aussi avez envie de vivre autrement. D’adopter une nouvelle routine. Être au plus près de la nature. Créer votre potager. Mais parfois, vous vous demandez si ce projet est réalisable. Si vous en êtes capable. Et surtout, si ça en vaut la peine. Alors, pourquoi viser l’autosuffisance alimentaire ? Je vous partage les 5 raisons qui m’ont convaincue de me lancer.

1 – Pourquoi viser l’autosuffisance alimentaire ? Pour manger mieux

J’ai décidé de viser l’autosuffisance alimentaire pour manger mieux. Voilà la première raison (la plus importante selon moi) qui m’a convaincue de changer de vie. Attention ! Je ne parle ici que des légumes et des fruits. Pas du reste (viande, poisson, céréales, etc.). Bien que l’autonomie globale soit
l’un de mes projets, je démarre progressivement.

Une partie de notre potager à la montagne


À ce propos, pour savoir comment devenir autosuffisant en fruits et légumes, je vous invite à découvrir mon guide ultime par ici !


Vous connaissez sans doute les scandales concernant les produits de la grande distribution. Il y en a eu quelques-uns, et pas des moindres. Mais j’ai voulu en savoir un peu plus. J’ai effectué quelques recherches sur les fruits et légumes présents sur les étals des supermarchés. Un rapport de Générations Futures (2019) constate que tous les produits (ou presque) sont contaminés par des pesticides.


Alors, j’ai décidé de changer mon mode de consommation. J’ai commencé à produire mes propres légumes. Or, à cette époque, je n’y connaissais pas grand-chose. Heureusement que mon petit ami m’a tout appris à ce sujet. C’est ensemble que nous avons développé son exploitation maraîchère. Et
ensemble que nous visons l’autosuffisance alimentaire.


Les fruits et légumes que vous cultivez dans votre potager sont bien meilleurs. Et ce pour trois raisons :

  • Ils sont de qualité : aucun pesticide ni autre produit toxique. Vous récoltez des plantes saines au goût incomparable.
  • Ils sont locaux : je crois que vous ne pouvez pas faire plus près que votre jardin, n’est-ce pas ?!
  • Ils sont les alliés de votre santé.


Carottes, haricots verts, radis, choux, tomates, poireaux, pommes de terre… Je me régale de manger d’aussi bons légumes tout droits sortis de ma propre terre.

Oui mais voilà. Subsiste un problème à vos yeux. Les scandales alimentaires ne concernent que la grande distribution. Alors, pourquoi ne fais-tu pas tes courses auprès des producteurs locaux ? me demanderez-vous. Et c’est là qu’intervient la seconde raison…

2 – Faire des économies

Aujourd’hui, je ne suis pas encore autonome dans mon alimentation. Surtout en ce qui concerne les fruits. C’est un objectif que je vise sur le long terme. C’est pourquoi mon petit ami et moi nous rendons chez des producteurs locaux pour acheter ce qu’il nous manque.

Toutefois, viser l’autosuffisance en fruits et légumes est important pour moi d’un point de vue économique.

Dans un monde où les prix augmentent, de l’essence au paquet de pâtes, je pense qu’il est fondamental de trouver une alternative moins coûteuse. Et cette alternative se trouve dans l’autonomie !

Bien sûr, ce projet ne peut se faire sans budget initial. Il faut investir dans les sachets de graines, les plants, les outils de jardinage, etc. Mais c’est avec le temps que l’autonomie alimentaire deviendra économique et rentable. Réaliser ses propres semences, cultiver des plantes vivaces, conserver ses aliments sont autant de gestes à mettre en place pour atteindre son objectif.

Devenir autosuffisant en fruits et légumes, c’est viser l’économie et la rentabilité sur le long terme.

3 – Réduire le gaspillage

Réduire le gaspillage alimentaire représente la troisième raison pour laquelle j’ai décidé de devenir autosuffisante.

Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours détesté le gaspillage alimentaire. Mais… à mon humble avis, je suis loin d’être la seule ! 

Nous vivons dans une société de surconsommation. Nous produisons à n’en plus finir, achetons beaucoup trop, et finissons par jeter le surplus. Et ce surplus se compte en milliards de tonnes… 

Selon la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture), 1,3 milliards de tonnes de denrées alimentaires sont jetés par an. Autres chiffres : 30 à 60% de la nourriture produite par l’agriculture est décomposée ou perdue pendant les transports. Je trouve ces résultats très frappants. Choquants. Révoltants.

Pourtant, la nourriture est sacrée. L’alimentation est un besoin nécessaire à notre survie. Alors pourquoi jeter quand un produit est « périmé » ? Pourquoi éviter d’acheter des fruits et légumes dits « laids » ? Pourquoi gaspiller autant de nourriture ? En plus de gâcher des denrées, nous jetons notre argent par les fenêtres.

Devenir autosuffisant en fruits et légumes est bénéfique pour deux choses :

  • Vous ne contribuez pas au gaspillage mondial lié à la grande distribution et au transport.
  • Vous donnez ou transformez votre surplus. Vous avez semé, planté, arrosé, fertilisé puis récolté vos propres plantes. Hors de question d’en jeter une seule petite miette ! Donc si par (mal)chance vous vous retrouvez avec un trop plein de récoltes, vous pouvez les donner (famille, amis, voisins) ou les conserver (compote, sauce, plats cuisinés, etc.). 

Lorsque nous avons commis une erreur sur la quantité de légumes à planter, mon petit ami et moi n’avons pas jeté le surplus. Nous en avons profité pour le partager à nos familles. Nous l’avons conservé (comme plusieurs dizaines de kilos de betteraves qui dorment à la cave). Parfois, nous en avons aussi donné à nos poules. Si les légumes sont trop mauvais, nous les mettons au compost

Mais jeter ? Non, je ne peux m’y résoudre.

Je pense qu’il est important de revoir notre mode de consommation. Réévaluer nos besoins véritables. Cesser d’acheter trop. Ne plus jeter. Tout ceci pourrait grandement nous aider à réduire le gaspillage et protéger l’environnement.

4 – Préserver la Terre

Je vous présente maintenant la quatrième raison qui m’a convaincue de me lancer : la préservation de la Terre. 

Je me souviens avoir découvert un mini-reportage sur la mer de plastique en Espagne. Non, il ne s’agit pas d’une nouvelle étendue d’eau (quoique…). C’est en Andalousie que se trouvent des milliers de serres recouvertes par des bâches en plastique. Bâches qui sont régulièrement remplacées sans être recyclées. Bien au contraire ! Elles tombent dans la nature, s’envolent vers la mer et polluent l’environnement des habitants.

Dans ces serres, on produit des tomates qui sont exportées dans plusieurs pays (dont la France) en plein hiver. Cette production s’effectue à coup de pesticides. Pesticides qui se retrouvent tout droit dans nos assiettes.

En plus d’abîmer nos estomacs, ces tomates détériorent la planète. Entre pollution, usage de produits toxiques et déchets, inutile de vous dire que j’en ai la boule au ventre. 

Une coccinelle sur une tomate en cours de mûrissement

Mon objectif en visant l’autosuffisance, c’est de préserver la Terre à mon échelle. De sauvegarder la biodiversité qui m’entoure. De développer un écosystème naturel et permaculturel. Faire corps avec la nature. Me contenter de ce qu’elle m’offre et au moment où elle me l’offre. Revaloriser le travail de la terre, pur et simple.  

5 – Ne dépendre que de soi-même

La liberté résonne en moi comme un hymne ! Vous l’aurez compris, je vise également l’autonomie alimentaire pour m’émanciper du système actuel.

Cultiver mes propres légumes me rend fière. J’apprécie plus encore de les savourer et de les cuisiner. Je les trouve bien meilleurs. Plus savoureux, succulents, exquis… (je suis bientôt à court de synonymes !) 

Bien sûr, il y a des contraintes. En montagne, tout ne se cultive pas. Par exemple, le poivron est un fruit compliqué à faire pousser en altitude. Mon petit ami et moi nous permettons donc quelques écarts. Nous allons en acheter chez une maraîchère qui en cultive beaucoup plus bas. 

Récolte de légumes racines

Mais le chemin qui me mène vers l’autosuffisance alimentaire me fait goûter la saveur de l’indépendance. L’éloignement de notre système. L’affranchissement !

Nous ne dépendons plus que de nous-mêmes. Nous sommes nos propres artisans. Nous maîtrisons notre consommation. Nous devenons plus sereins et surtout, plus libres.  

Et ça, ça n’a pas de prix !

Alors, pourquoi viser l’autosuffisance alimentaire ?

Vous connaissez maintenant les 5 raisons qui m’ont poussé à viser l’autosuffisance alimentaire. Êtes-vous convaincu ? Avez-vous envie de vous lancer ? Et si vous m’en disiez un peu plus en commentaire ? Je serais ravie de vous lire ! 😊 

Un grand merci à Thomas qui m’a permis d’écrire un article sur son blog. 😊 Et retrouvez-moi sur mon blog Le Potager D’Aillou.

Partie vivre dans les Pyrénées, Laurie Fourniaudou accompagne son petit ami dans le développement de son exploitation maraîchère. C’est pour ce projet qu’elle a créé le blog Le Potager d’Aillou qui traite d’autosuffisance, de culture de fruits et légumes mais aussi de leur vie à la montagne.

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